Articles de heleneh71

Ne culpabilisez pas

Ne culpabilisez pas !

Par Le 30/04/2021

De nombreuses mamans m'ont fait part, ces dernières semaines, de leur sentiment de culpabilité à l'égard des difficultés de leur enfant.

 

Pour ma part, ce ne fut pas le cas. Je me suis toutefois posée de nombreuses questions auxquelles je n'ai reçu que très peu de réponses, pour ne pas dire aucune. A ce jour, je ne sais toujours pas quelles sont les causes de la dyslexie et dysorthographie de ma fille.

 

Est-ce peut-être là le noeud du problème ? Ne pas connaître les raisons de la dyslexie de nos enfants ? Lors de nos recherches et questionnements, nous devons nous satisfaire de vagues explications alors que nous aurions probablement besoin de réponses plus personnalisées. 

 

Vous traversez actuellement une période laborieuse, celle des apprentissages. Rassurez-vous, elle n'est pas éternelle. Vos enfants vont grandir, mûrir. Ils deviendront autonomes puis indépendants. N'en doutez pas.

 

Nous avons vécu des situations extrêmement compliqués avec Inès. Plus d'une fois, nous avons ressenti du découragement. Nous avons toujours su rebondir et trouver des solutions. 

 

Nos enfants sont différents. Ils apprennent, progressent, évoluent autrement. Ils ont besoin d'un peu de temps. Ce temps devenu un obstacle supplémentaire à surmonter, notre société moderne nous demandant d'aller toujours plus vite. Cela va à contrario de ce que requièrent les apprentissages. 

 

Une chose est sûre. J'aurais beaucoup culpabilisé de ne pas offrir à ma fille, toute l'aide dont elle avait besoin.

 

Je sais, pour l'avoir vécu, qu'il est éprouvant de voir ses enfants souffrir parce qu'ils s'instruisent. Mais sachez que vos efforts quotidiens ne sont pas vains.

 

Si  dans vos messages, je décèle de nombreuses inquiétudes, quand à l'avenir de vos enfants, je note aussi une grande force et volonté de votre part de les accompagner au mieux.  Et c'est bien cette détermintation qui vous permettra vous aussi de réussir.

 

Alors, courage à tous !

 

 

 

 

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Accepter le diagnostic

Par Le 18/04/2021

Si l'on est soulagés de mettre un mot sur les difficultés de nos enfants, il n'en demeure pas moins qu'il est parfois difficile d'en accepter le diagnostic. Ce n'est pas aussi inné qu'on puisse le penser. Et j'en parle en connaissance de cause.

 

Je ne croyais absolument pas au diagnostic de l'orthophoniste. Impossible que ma fille soit dyslexique. Comment est-ce possible ? A ma connaissance, aucun des membres de nos familles respectives ne sont concernées. Mon fils aîné a toujours bien travaillé, sans difficultés particulières. Alors pourquoi ma fille ?

 

La responsable était cette fichue méthode globale avec laquelle ma fille avait appris ou du moins essayer d'apprendre à lire et écrire. Je pensais qu'avec un peu de soutien  tout rentrerait dans l'ordre. Mais voilà, ce ne fut pas le cas. Et plus on avançait, et plus je découvrais ses multiples difficultés.

 

J' étais terrifiée. Je me posais tant de questions. J'étais remplie d'incertitudes et j'avais une telle appréhension quand à son avenir.  Comment allions nous faire ? Telle était ma principale préoccupation.

 

Avec le recul dont je dispose,  je m'aperçois que nous avons toujours trouvé des solutions même dans les situations les plus difficiles. Nous avons tendance à nous projeter dans le futur. Est-ce peut- être  une erreur ? Nous devons vivre le moment présent et prendre conscience des progrès quotidiens de nos enfants. Car ils en font énormément.

 

Il arrive que certains parents refusent de voir les difficultés de leur enfant. Tout juste parfois s'ils n'en n'ont pas honte. Etre dyslexique n'est pas une tare. Il s'agit simplement d'un fonctionnement différent. Qui nous occcupe bien. C'est certain ! 

 

Je me souviens de cet entretien que j'avais eu avec cette professeure de SVT de 6ème.  Je lui avais demander d'aider ma fille sur la compréhension des consignes. Elle avait refusé. Au cours de la conversation, elle m'apprend que son fils est dyslexique. Elle l'avait qualifé de petite dyslexique, insignifiante à ses yeux. J'avais trouvé ses propos terribles. Je me suis dit :"pauvre garçon. Ce n'est pas fait".

 

Le conseil que je souhaite vous donner, est d'accepter la différence de votre enfant. Cette acceptation vous permettra d'avancer dans les meilleures conditions. 

Je vous assure que cet état d'esprit représente 50% du travail accompli. Foi de maman !